orange


Installés dans notre éternel présent : flux de mails, d'informations, navigation sans cesse recommencée, que devient notre perception du temps? Comment prendre le temps de penser le futur quand nous baignons dans un immédiat permanent? Les vitesses des nouvelles technologies ne participent-elles pas à notre difficulté à nous projeter dans l'avenir?

Les nouveaux outils de communication permettent un rythme de plus en plus rapide et impromptu du flux d'informations qui nous pousse à la vigilance davantage qu'à la pensée. Le cadre de la communication, c'est-à-dire la possibilité d'être "sonné" est désormais laissé à la charge du récepteur, de chacun d'entre nous. Nous avons la perception d'un mouvement global rapide, d'un train qui passe à toute vitesse dont la destination reste inconnue, sauf à vouloir l'attraper, décrocher ou répondre. Pour autant, participer certes nous inclut, nous fait sentir à bord du train et nous rassure, mais ne nous dit pas qui pilote et où l'on va, sinon toujours de l'avant. Le sentiment d'éternel présent et d'immédiateté est dû à l'absence de fondations naturelles ou métaphysiques de notre societé post-moderne, qui empêche une référence historicisante d'ordonnancement et l'inscription persistante des traces sur les médias car désormais rien ni personne ne peut légitimement graver dans le marbre.
D'où l'évanescence, l'obsolescence rapide et le sentiment de sur-place davantage propre à la société consumériste post-moderne et désenchantée qu'aux nouvelles technologies qui n'en sont que la matiére.  





















orange
orange